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L'envoi de la zakât à l'étranger

Réponse :  Concernant la  zakât al-mâl et zakât al-fitr, sachez que le versement de cette taxe se fait en règle générale dans le lieu où se trouve l’argent. Le Prophète (saw) avait effectivement fait les recommandations suivantes à Mu‘âdh b. Jabal (ra) avant son départ pour le Yémen :

« … Fais-leur savoir que Dieu leur ordonne une aumône prélevée sur les biens de leurs riches pour être distribuées à leurs pauvres »


Bukhârî et Muslim


C’est à la lumière de cette parole prophétique que la plupart des juristes musulmans ont imposé d’abord une distribution locale de la zakât.

Ainsi, selon la majorité des savants, le transfert de la zakât n’est pas permis au-delà d’une distance d’environ 89 km (masâfat al-qasr). Si toutefois, les besoins locaux sont satisfaits, le paiement de la zakât à l’étranger est envisageable, de même si c’est pour des personnes plus nécessiteuses ou dans d’autres circonstances particulières du même genre.

On peut noter en outre que l’imâm Abû Hanîfa (ra) déconseille (makrûh tanzîhi) le versement de la zakât à l’étranger, mais ne l’interdit pas pour autant. Par contre, s’il s’agit de proches étant dans le besoin, le transfert est, selon lui, permis sans répréhension aucune.

Nous retenons de ce qui précède que la zakât doit être versée en priorité, sauf en situations exceptionnelles, aux nécessiteux de l’endroit où elle a été prélevée. Le hadîth de Mu‘âdh, précédement cité, confirme effectivement cette position. Par ailleurs, les mêmes règles s’appliquent à la zakât al-fitr. En d’autres termes, le transfert de la zakât al-fitr n’est pas autorisé sauf en cas de nécessité.


Pour le Comité ACERFI,
Mohamed Hendaz

 

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